La Fille en Gris

#elaïastory

#elaïastory : Le jour où…

Aujourd’hui article confessions ! J’ai décidé de partager avec toi la nouvelle aventure dans laquelle j’ai décidé de me lancer il y a quelques mois. Ne croustille pas trop, je ne vais pas tout te révéler aujourd’hui hihi. Bien sûr je garde un peu de suspens, mais l’envie est trop grande de partager avec toi les coulisses, le making-off ! Plus que les créations, l’univers, c’est avant tout, et surtout, une aventure professionnelle et humaine, que j’aimerais te raconter 🙂

Elaïa, ou comment concrétiser son rêve, créer sa marque et sa propre collection, tout en dédiant le projet à une cause qui nous est chère, en relevant le challenge de la fabrication française, et en respectant nos valeurs, le tout sans être du milieu !

Quand j’ai ouvert ce blog, l’idée était surtout de m’occuper et de développer mes compétences (cf mon article d’introduction). Jamais je n’ai envisagé que cela devienne une source de revenu. Je n’ai par ailleurs nullement l’envie de devenir blogueuse/influenceuse. Avec tout le respect que j’ai pour elles, ce n’est tout simplement pas moi. Mais je te mentirais si je te disais que je n’avais pas envisagé de créer une communauté autour de mes passions, et qui pourrait me permettre de réaliser un rêve professionnel : Créer ma marque.

Bon je ne suis pas très patiente et surtout l’opportunité s’est présentée, j’ai donc décidé de me lancer ! Enfin ON : Aurore & Moi

Quand & Comment ?

Au mois de Novembre 2017, au cours d’une conversation (très! trop?) tardive, Aurore & moi lançons ce pari un peu fou : Et si on créait notre marque de prêt à porter ?

En fait, pour être tout à fait honnête, la première idée était d’ouvrir un e-shop de marque créateurs responsables. Sauf qu’il s’est avéré très difficile de trouver des pièces qui nous plaisaient et dans notre style. Du coup on s’est un peu emballées et on s’est mise à imaginer notre propre collection.

Détail qui a son importance : Aurore est repartie vivre à Bayonne en septembre 2017 après avoir vécue une dizaine d’années à Paris. Moi je vis en région parisienne…

Notre aventure est donc ponctuée d’allers & retours Paris/Bayonne-Bayonne/Paris, ce qui tu l’imagines, facilite drôlement les choses… Alors je te vois venir, ça aurait quand même été plus simple si on s’était lancées plus tôt, quand on était toutes les deux en région parisienne… Que veux-tu que je te dise… On aime pas quand c’est trop facile… Voyons le verre à moitié plein : j’ai découvert Bayonne et c’est vraiment joli 😉  

Autre élément de contexte à ne pas négliger : Aucune de nous ne vient de la mode… Bien sûr on adore ça mais tu t’en doutes bien, ça ne va pas suffire !

Nos points fortsNotre point faible
Le goût des belles matières & des belles coupes
et surtout nos valeurs !
Une méconnaissance totale de la chaîne de production…

Mais pas question de se laisser impressionner ! On apprend vite, alors on a appris :

  • On a lu des bouquins, tels que GirlBoss – Sophia Amoruso, Créer et lancer sa marque de mode (NE) – Toby Meadows, afin de connaître le jargon, les différentes étapes de production.
  • Nous nous sommes rendues à des salons professionnel tels que Première Vision ou TexWorld, nous avons assisté à des conférences (“Sourcer des fabricants à l’étranger” par exemple, qui confirma notre choix de faire du Made in France ;)). Cela nous a permis de mieux connaître les différents acteurs de ce milieu.
  • Et bien sur Google est notre meilleur ami !

Dans la Famille Elaïa je demande :

On a très vite compris aussi que pour avancer, il allait falloir bien s’entourer. On a donc activé notre réseau et fait émerger notre Dream Team :

  • Nina est styliste et  elle est vite devenue notre Wikipedia des dessous de la mode. Heureusement pour elle, Nina vit à Montréal, le décalage horaire lui offre quelques moments de répit au milieu de nos rafales de whatsapp !
  • Cassie @cassie_4064 est  graphiste/illustratrice & Photographe de talent, mais c’est surtout la petite sœur d’Aurore #lafamille 
  • Mélissa @melissadubois686  est notre coach entrepreneuse.
  • Capucine est Directrice Artistique.

Je ne fais pas partie de ces gens qui ont toujours su ce qu’ils voulaient faire. Aussi loin que je me souvienne, je ne savais pas quoi faire quand je serai grande, et les heures au gnagna d’orientation n’ont pas aidé. Avec le recul je pense que je ne savais pas car je n’imaginais pas une seule seconde que je pouvais être une #girlboss. Ce dont j’étais sûre c’est que je n’étais ni une scientifique, ni une matheuse (malgré les efforts de mon père), ni une littéraire, ni une artiste… Mais j’aimais bien l’économie et le marketing alors j’ai choisi un parcours plutôt commercial.

La première fois que l’idée d’être mon propre patron m’a vraiment habité, j’avais 20 ans et je voulais ouvrir un hôtel /spa *****. C’est mignon mais ce n’est pas très réaliste. Mais bon ça a eu le mérite de me pousser à faire une école de commerce pour être diplômée en master II en Management et Marketing des Industries du Luxe (Atchoum). Un stage en agence RP spécialisée dans la cosmétique plus tard, changement de cap, je veux devenir Chef de Produits dans la cosmétique (Bio de préférence ;)). A l’époque je pensai que ce n’était pas commun (huhuum…). Quelle ne fût pas ma surprise en arrivant sur le marché du travail !!! Finalement je suis comme toutes les filles… Peut-être que je ne visais pas assez haut…

Je sortirai finalement diplômée d’un master II programme international (ça envoie moins tout de suite) : j’ai décidé de faire mon dernier semestre à Helsinki (Finlande) pour suivre un cursus en gestion projet/développement durable. Et là tu te dis “mais quel rapport avec le luxe” ??? Pour moi les 2 ne sont pas incompatibles, bien au contraire. Le luxe, le vrai, c’est durable. C’est d’ailleurs le thème de mon mémoire de fin d’année : Quelle place pour la cosmétique Bio dans l’univers du sélectif.

Me voici donc pendant 7 ans, Chef de Produits/Brand manager dans des groupes pharmaceutiques ou des start-ups (mais toujours  Bio). Evidemment l’idée de créer ma marque a très vite germée. Pour tout te dire, j’ai déjà tout imaginé : Business plan, formules, packagings… J’ai tout SAUF beaucoup beaucoup d’argent … Parce que pour se lancer dans cette industrie, l’investissement de départ est énorme.

Et puis je me suis retrouvée licenciée économique, donc au chômage et j’y ai vu là un signe : tout est réuni pour me lancer maintenant. Mais je suis un peu trouillarde et me lancer dans un gros projet seule m’effraies complètement. Alors j’ai commencé plus simple : freelance en création de site web. Alors oui d’accord comme ça rien à voir. Mais ce n’est pas dénué de sens. Mes compétences en marketing et gestion de projet s’allient parfaitement à mes compétences web nouvellement acquises. Et puis ça ne sort pas de nul part car je suis passionnée d’Internet (ce monde merveilleux où tout peut arriver le meilleur comme le pire) depuis toujours (enfin toujours… note qu’internet n’existait pas quand je suis née…).

Je suis donc freelance en création de site web et ce qui est intéressant (“c’est marrant l’utilisation que vous faites du mot intéressant” #friends) c’est que je ne me perçois pas du tout comme freelance, mais comme entrepreneuse. En fait être freelance ne va pas me suffire.

Comme beaucoup de petites filles, ma chambre débordait de Barbies.
Comme beaucoup de petites filles gâtées, j'avais
la maison, le camping-car, le cabriolet et le dressing.
Et bien c'est ce dernier qui occupait toute mon attention. RAF la maison, le cabriolet...
Ce que j'adorais c'était habiller mes Barbies, faire des looks, les faire défiler et ranger précieusement les vêtements dans le dressing...
Solen
Fashion Addict

Coucou, moi c’est Aurore, amie et associée de Solen, Co-founder d’Elaïa. Je vais me présenter en quelques lignes : 

Je ne me suis jamais vraiment posée de questions sur mon avenir professionnel, par manque de confiance en moi sûrement… J’avais une passion pour le maquillage, la manière d’embellir et de laisser libre court à ma créativité, de jouer avec les couleurs, les formes. Mais j’ai d’abord dû m’orienter vers une formation certifiante, au sein d’une école d’esthétique. Mais cela ne me correspondait pas, j’ai donc décidé de m’orienter vers ma passion, en poursuivant mon cursus dans une école de maquillage. Une fois diplômée, j’ai pu exercer dans des grandes maisons telles que Guerlain et Calvin Klein, mais les objectifs commerciaux élevés ont eu raison de moi, qui ne cherchait à cette époque qu’à exprimer ma créativité.

S’ensuit donc une longue période où j’ai dû enchaîner les petits boulots tous les 2/3  ans : vendeuse en prêt à porter, maquilleuse pour des marques, hôtesse d’accueil standardiste, garde d’enfant, assistante petite enfance et enfin aide à domicile.

Mon entourage m’a toujours décrite comme quelqu’un de peu carriériste, j’ai pourtant toujours été une employée qui s’implique, et j’ai toujours travaillé. Mais au bout de quelques mois, inévitablement,  je m’ennuyais… J’avais la sensation qu’il y avait plus à réaliser dans la vie, que de simplement travailler pour vivre… et que j’étais capable de beaucoup plus ! Je n’avais peut-être tout simplement pas encore trouvé ma voie…

Après plus de dix ans en région parisienne, j’ai eu envie d’un retour aux racines : Le Sud-Ouest, une région chère à mon cœur. Une remise en question complète s’est imposée car les emplois n’y fleurissent pas, à part dans le domaine du tourisme qui ne me convient pas. La trentaine maintenant, je pense, je réfléchi plus à mon avenir, je veux prendre les choses en main et faire quelque chose qui me passionne : et oui la vie est trop courte et j’ai laissé passer assez de temps …

Désormais, j’aspire à autre chose que de simplement gagner ma vie pour vivre. J’ai envie de tellement plus que ça, c’est en quelque sorte une revanche à prendre sur la vie !

Et un soir de novembre, une discussion enflammée sur la mode avec Solen, ce qui est plutôt banal entre nous …MAIS ce soir-là, on s’est dit pourquoi pas nous après tout ! Même si on ne connait rien dans ce domaine, l’envie est là, et on ne reculera pas devant ce projet un peu fou et ambitieux.

Solen et moi on se complète, elle par ses compétences en marketing et moi par ma créativité. Ce qui nous rassemble : notre goût pour le STYLE !

Et surtout, et c’est ce qui compte le plus pour moi, c’est l’envie de faire bien, de faire du bien, la confiance et le respect qu’il y a entre nous : c’est essentiel, j’ai envie de me lancer avec Solen car elle croit en moi.

Quand l’idée a mûri dans notre tête, nous en avons parlé à notre entourage qui n’a pas eu l’air surpris, pourtant j’avais peur de ça, de l’opinion des autres. Au contraire je me suis sentie soutenue par ma famille et mes amis. Comme si c’était mon tour, comme si il fallait que aujourd’hui je pense à moi et mon avenir : cette fameuse revanche.

Quand il a fallu s’y mettre, j’ai eu peur (oui encore) de ne pas avoir les épaules et puis c’est venu : appels, mails, lectures, conseils ! Tout est faisable quand on veut.

Une histoire banale entre deux amies qui discutent de mode se transforme en un projet de vie ; WaHou, merci la vie !

J’espère que vous aurez plaisir à suivre notre aventure, notre projet de marque féminine, notre style, et tout et tout.

J'ai toujours adoré les déguisements, "me faire belle" comme je disais. Comme beaucoup de petites filles je faisais de la danse et ce que je préférai c'était les tenues de spectacle !
Aurore
Fashion Addict

Elaïa

Elaïa, c’est un prénom féminin basque, qui signifie hirondelle. Il a tout ce que l’on recherchait : il est court et simple à retenir, il est féminin, doux et fort à la fois et il réunit parfaitement les prénoms de nos enfants (Elisa, Anaé et Aylan). Il est parfait et pourtant le trouver n’a pas été une mince affaire. Il nous aura fallu plusieurs jours semaines de brainstorming, de listes et de tests auprès de notre entourage.

Bien plus qu’un nom, nous avons imaginé une marque féminine et tendance, éco-responsable, engagée et Made in France!

Produire en France, c’est pour nous une évidence. Hors de question de faire fabriquer nos vêtements par des enfants sous-payés ! Alors bien sûr faire du Made in France ça va être plus compliqué et surtout plus cher, mais même pas peur. Et puis c’est tendance non? #whomademyclothes #fashionrevolution

Nous voulons avoir un impact positif et aller encore plus loin dans notre engagement, alors l’idée de soutenir une cause qui nous serait chère s’est donc de suite imposée à nous. Nombreuses sont les causes que nous aimerions soutenir, mais une nous touche tout particulièrement (Aurore en l’occurrence) : l’Endométriose.

To-do list

Voilà on a un nom, un concept, il n’y a plus qu’à  : business plan,  plan de financement, identité de la marque, trouver des fournisseurs pour les tissus et les accessoires, trouver un/des fabricant-s, plan de collection,fiches produits, site web, vidéo pour la campagne de crowdfunding, stratégie digitale…

L’ampleur du travail à accomplir aurait pu nous décourager, mais c’est l’inverse qui s’est produit. Les réponses sont venues naturellement (j’ai dit naturellement, pas facilement, il a fallu se creuser la tête un peu quand même). On y croit de plus en plus, on se sent pousser des ailes ! Tout ce processus de réflexion nous rapproche de notre marque. Alors qu’il nous paraissait impossible de ne pas passer par un styliste professionnel, nos moodboard se sont progressivement transformés en dessins puis en fiches techniques prêtes pour le patronage ! C’est qu’on est douée finalement !  Et surtout on s’éclate !!

Mais tu vas voir, la réalité va vite nous rattraper, et nous allons très vite essuyer notre premier revers…

Dans les prochains épisodes, je te parlerai Branding, Business Plan, Sourcing Fournisseurs, Plan de Collection, Crowdfunding (tu me vois venir ;)), Production ou comment nous avons dépassé nos limites à chaque étape.

Ah j’oubliais, Tadam :

C’est tout pour aujourd’hui mais la suite arrive très vite, abonne-toi à la newsletter pour ne rien rater et/ou suis nos aventures sur Instagram @shopelaia!
Elaïa’s Chief Executive Officers
Solen & Aurore

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :