La Fille en Gris

#elaïastory : First thing First / Branding & Business Plan

#elaïastory : First thing First / Branding & Business Plan

Non ne t’inquiète pas cet article est bien en français. Par contre il contient pas mal de jargon… Je promets de tout t’expliquer !

Maintenant que tu connais notre projet, il est temps de rentrer dans le vif du sujet.

Un seul objectif avec Elaïa : pouvoir en vivre !

Nous avons, dès le début, tout mis en oeuvre pour s’en assurer. Et ça veut dire : ne sauter aucune étape. Encore moins le Business Plan et le Branding. Surtout que, bon,  le marketing c’est un peu mon métier à la base, donc s’il y a un moment de briller c’est maintenant ! Non?!

  • Première étape : Définir notre business modèle et la faisabilité du projet / le Business Plan
  • Deuxième étape : Définir l’identité et les valeurs de la marque / le Branding

Alors oui je sais, le titre c’est Branding & Business Plan et pas Business Plan & Branding. Mais seulement parce que ça sonne mieux 😀 . Dans la pratique on commence par le BP, tout simplement parce qu’il va nous permettre d’obtenir un certain nombre de réponses qui nous seront utiles pour le Branding et surtout, c’est seulement après que nous aurons une vision claire de notre projet, de notre cible, du marché et de nos capacités financières (autrement dit de quel budget nous disposons pour le marketing). 

Bon évidemment, il n’est pas question dans cet article de te révéler tous nos secrets de fabrication… Seulement notre méthodologie, les questions que nous nous sommes posées et les difficultés rencontrées ! 

Le Business Plan

“Le business plan, plan d’affaires, ou plan de développement (business development) ou encore stratégie d’affaires, est un document décrivant la stratégie financière et commerciale choisie pour mener à bien un projet entrepreneurial”. Définition Google.

Bien plus qu’une simple démarche administrative (et là c’est la marketeuse qui parle), c’est une étape clé du développement d’une entreprise. Il permet de poser les bases du projet, de définir clairement sa cible, son positionnement, ses objectifs et de s’assurer de sa viabilité. Il est indispensable à toute demande de fonds (Prêt Bancaire, Business Angels, Levée de fonds…). 

Le business plan raconte une histoire. Sa construction doit suivre un raisonnement logique dont voici les points clés : 

1. Le résumé opérationnel :

Synthèse rapide du business plan en une page max, il doit présenter les points clés du projet afin de permettre à l’investisseur d’avoir rapidement une idée globale et de lui donner envie d’en savoir plus. Le pitch ni  plus ni moins : Qui ? Quoi ? Comment ?

Evidemment nous rédigerons le résumé opérationnel une fois le BP bouclé !

2. L’offre de produits et de services

On commence par présenter le besoin auquel répond le produit ou service que l’on propose, puis, après avoir convaincu de l’importance du besoin, on présente la solution innovante que l’on a à proposer, en démontrant qu’elle résout parfaitement le problème.

On n’hésite pas à décrire les solutions alternatives et à expliquer en quoi notre solution est innovante et/ou supérieure, meilleure ou moins chère. On présente ses forces et ses faiblesses par rapport à l’offre existante (SWOT pour les intimes.). Notre solution doit être perçue comme un “must have”  plutôt que comme un “nice to have”.

Enfin, on explique pourquoi cette solution n’a pas encore été proposée, ce qui la rend maintenant possible et pourquoi c’est le bon moment pour la lancer sur le marché (“time to market”).

On précise également dans cette partie le stade de développement des produits (maquette, prototype, pilote, etc.) et le cas échéant les références clients, les partenaires, les récompenses reçues (awards).

3. Le marché et l’environnement concurrentiel

  • Le marché cible

Cette partie doit démontrer que le marché que nous visons est important et en croissance, et que l’entreprise apporte une solution nouvelle à un besoin déjà existant.

* Clients ciblés et segmentation du marché : la zone géographique ciblée, les différentes catégories de clients ciblées par l’entreprise à travers des offres et des stratégies adaptées (produits, tarifs, canaux de distribution, communication…) ;

* Taille et évolution du marché : les chiffres montrant l’importance et la croissance du marché issus d’une étude de marché et d’études externes (en prenant soin de choisir des sources d’informations externes crédibles et récentes).

  • La concurrence

Il n’est pas indispensable de présenter tous les concurrents de façon exhaustive et détaillée. Mais il est bon de montrer que l’on a quelques concurrents et qu’on les connaît bien. Sans passer plus de temps à étudier les concurrents qu’à développer notre projet, il est important de ne pas ignorer la concurrence et de se positionner par rapport à elle.

Le business plan doit expliquer le positionnement de l’entreprise par rapport à ses concurrents et mettre en valeur les avantages concurrentiels qui assureront son succès et sa pérennité. Par exemple un savoir-faire unique, un produit plus performant, des prix inférieurs, une meilleure rentabilité,  une importante avance technologique ou commerciale, etc… Il est bon d’avoir une caractéristique unique et différenciante (Unique Selling Proposition ou USP). Un mapping concurrentiel, nous permettra de nous situer par rapport aux concurrents et idéalement de se trouver une niche. :

4. Le modèle économique (business model)

Cette partie doit démontrer la capacité de l’entreprise à créer de la valeur par son activité, à générer un chiffre d’affaires important et être rentable.

* Les sources de revenus de l’entreprise :  les ventes de produits ou services, les revenus publicitaires…

* Les canaux de distribution : comment l’entreprise va-t-elle toucher les clients ciblés ? Quels réseaux que l’entreprise va  t’elle utiliser pour distribuer ? Le modèle est-il récurrent (vente d’abonnements) ? Les clients sont-ils fidèles ?

* La politique de prix :  les prix de vente. Comment ont-ils été déterminés ? Comment les prix  sont ils positionnés par rapport aux solutions concurrentes et alternatives ?

* La rentabilité financière : le coût de revient, les coûts de distribution, la marge brute, les délais de paiement à prévoir côté clients et côté fournisseurs.

5. La stratégie de l’entreprise 

* l’organisation prévue et les grands processus de l’entreprise avec leurs indicateurs clés de performance (Key Performance Indicators ou KPIs), leurs objectifs chiffrés à atteindre et les dates prévues pour les grands jalons (“milestones”). Par exemple, pour un réseau social, nous allons indiquer comment les membres seront recrutés et quand l’entreprise atteindra 1 million de membres (viser la lune, ça ne me fait pas peur…#amelbent);

* le plan de Recherche et Développement (R & D) :  les axes de R & D, le planning de développement des produits, les versions prévues,  les investissements et moyens nécessaires ;

* la production :  les sites de production, le recours à la sous-traitance, les coûts de production,  les investissements matériels et humains nécessaires ;

* le plan de marketing et communication : le budget de communication, les objectifs, les cibles, les messages, les supports,  le budget marketing, les campagnes prévues ;

* le plan d’action commercial : les objectifs commerciaux, l’organisation et animation des équipes de vente, le processus de vente ;

* la gestion des ressources humaines : l’organisation, les locaux, les ressources externes (sous-traitants, consultants, avocats) ;

EN BONUS

* le plan de développement international : pays visés, implantations à l’étranger, partenariats locaux, croissance externe, etc.

6. L’équipe

Cette partie évoque les personnes clés du projet, en décrivant leur rôle, leurs expériences et leur complémentarité, afin de souligner leur adéquation avec le projet (cf article précédent 😛 ). Idéalement, le business plan doit montrer que cette équipe est la meilleure possible pour réaliser le projet et qu’elle possède des atouts uniques qui font défaut aux concurrents.

Oui je sais j’ai des références douteuses…  😆 
#therealhousewives

 

7. Les aspects juridiques

Quelle structure juridique choisir ? SA, SARL, SAS…

IAuto entrepreneur

-Personne physique

-Impôt sur le revenu

 
SOCIETESARL

-Personne morale

-2 à 100 associés

-Capital social réparti en parts sociales

-Régime des travailleurs indépendants pour l’associé majoritaire, sinon assimilé salarié

-Direction : gérant

-Impôt sur les sociétés

EURL

– Même statut que la SARL, mais 1 seul associé

– Impôt sur le revenu ou sur les sociétés

 
SAS

-Personne morale

-Nombre illimité d’associés

-Capital social réparti en actions

-Régime général de la sécurité sociale

-Président SAS assimilé salarié

-Direction : président

-Impôt sur les sociétés

SASU

-Même statut que la SAS, mais 1 seul associé

-Impôt sur le revenu ou sur les sociétés

 

8. L’analyse financière

L’objectif est de montrer la viabilité du projet, autrement dit si l’entreprise est capable de gagner suffisamment d’argent pour se développer. Par exemple : le chiffre d’affaires de la première collection va t’il nous permettre de lancer une seconde collection?

Cette partie a vraiment été la plus difficile. En effet, les chiffres ce n’est pas notre truc à toutes les deux. Autant sur tout le reste on se complète bien, autant là dessus pas une pour rattraper l’autre… Mais bon quand il faut, il faut ! On mise beaucoup sur ce projet, hors de question que tout s’arrête après la première collection parce qu’on a mal calculé notre coup… 

On a donc mis les mains dans le cambouis, ou plutôt sur excel, et on a fait de beaux tableaux avec formules et tout et tout : Tableaux de financement prévisionnels, Comptes de résultat prévisionnels, Plan de trésorerie

  • On a calculé combien nous coûterait la production, dans le détail : matières, accessoires (boutons, fermetures, étiquettes…), façonnage, transport…
  •  On a évalué nos frais de lancement : création de la société, banque, site internet, emballages, shooting photo…
  • Et on a calculé notre Chiffre d’Affaires prévisionnel.

Afin de mieux pouvoir réinvestir et donc mieux grandir, nous avons décidé de ne pas nous rémunérer les 2 premières années. Notre situation nous le permet (Aurore est au chômage depuis juin 2018 et moi j’ai mon activité de freelance), alors profitons-en !

Envie d’aller plus loin ? France Invest. Et pour un template gratuit c’est ici ou ici.

Le Branding

“Le concept de branding existe depuis l’an 350 av. J.-C. Le terme provient du mot Brandr qui signifie « brûler » en vieux norrois. Au 16e siècle, le mot était déjà largement utilisé par les fermiers qui marquaient leurs vaches au fer chaud. Simples et facilement identifiables, ces symboles d’appartenance rappellent tout à fait nos logos modernes. Mais, de nos jours, le branding correspond à bien plus qu’un simple logo, ou même à une identité visuelle. Ce qu’on appelle branding fait référence à l’émotion que telle ou telle entreprise va susciter chez les consommateurs.” 99designs

La création d’identité de marque est un processus qui demande une réflexion critique visant à créer une meilleure valeur de marque pour nos clients. Il se déroule en 2 étapes : la recherche & la création.

1. La recherche et l’introspection

Il nous faut déterminer la personnalité de la marque, et surtout ces valeurs. Pour ça, nous allons encore nous poser quelques questions :

Comment voulons nous que la marque soit perçue? Qui sont nos clients ? Quelles sont leurs valeurs? Et qui sont nos concurrents ? Et puisque nous sommes partie intégrante de la marque, quelles sont nos valeurs à Aurore & moi? Quels bénéfices voulons-nous que les clients associent à la marque ? Et enfin, sur quel ton souhaitons nous communiquer ?

Comme je te le disais dans l’intro, nous avons répondu à certaines de ces questions lors de la rédaction du BP. 

Grâce aux réponses à ces questions, nous avons déterminé 3 mots clés qui résument les valeurs que nous souhaitons que la marque véhicule. Nous pouvons donc passer à l’étape suivante !

2. Le Design

  • Les couleurs
La palette de couleurs est très importante en termes de stratégie de marque. Les couleurs que l’on choisis  transmettre un certain message. Par exemple, le violet dégage une ambiance créative, imaginative et spirituelle et les femmes ont tendance à préférer la couleur mauve.
  • Mood Board

Une fois la personnalité de la marque définie, commence la partie fun  : le moodboard (un assemblage d’images, d’objets ou de mots qui est utilisé pour exprimer le style choisi dans le cadre du développement d’une idée créative) ! Beaucoup plus sympa que les tableaux excel, mais pas moins casse tête !

Créer un Moodboard est essentiel pour concevoir un logo et un style de marque. Il va nous aider à  déterminer l’identité visuelle de la marque. 

Toutes les couleurs du Moodboard ne doivent pas nécessairement figurer dans le logo, mais elles peuvent s’intégrer au site Web ou à des supports marketing :  c’est le point de départ de notre palette de couleur.

Nous avons recherché les images qui, selon nous, refléteraient le mieux Elaïa. Il peut s’agir de photos d’illustration, de textures… tant que l’ensemble est cohérent !

  • Logo

Donc, après avoir définit les couleurs et le style, c’est le moment de créer le logo.

Voici les 5 caractéristiques d’un logo idéal :

* Simplicité : Less is more

* Originalité :  autrement dit, connaitre ce qu’il existe déjà dans notre secteur et trouver une piste originale qui nous démarquera.

* Pertinence : avec les valeurs de la marque mais aussi avec le marché ! On hésite pas à regarder ce que fait la concurrence et à intégrer les codes de son secteur, afin que notre cible nous associe bien à ce secteur. 

* Intemporalité : attention aux effets de mode, au risque d’être vite hors du coup voire ringard.

* Polyvalence : donc un logo reconnaissable sur tous les supports ! Nous éviterons donc les éléments qui deviendront illisibles lorsque nous allons réduire l’échelle du logo pour la carte de visite par exemple.

  • Brand Board

Une brand board est une planche qui réunit tous les éléments de l’identité graphique de la marque : le logo, les logos alternatifs, la palette de couleurs, les typographies, les motifs… L’objectif est de s’assurer de la cohérence de l’ensemble.

Le dernier élément de l’identité d’une marque, à ne pas ngliger : la typographie. La police d’écriture que nous allons utiliser va donner le ton de la marque. Sommes-nous sérieux ou fun? Classique ou moderne?…

Choisir ses polices, les bonnes pratiques :

* Les polices choisies ici n’ont pas à être les mêmes que celle du logo, au contraire : utiliser la même police pour les titres et le logo diminuera l’impact du logo.

* On Choisit des polices contrastées qui créent une hiérarchie (version Light Vs version Black).

* On favorise la visibilité sur tous les supports y compris Internet. Certaines polices sont très belles lorsqu’elles sont imprimées, mais sont illisibles sur le web.

* On bannit les fonts Papyrus, Jokerman et Comic Sans.

* Comme pour le logo on fait attention aux effets de mode, on mise plutôt sur l’intemporalité.

Template Gratuit ici

Tu veux aller plus loin ? Voici les sites où je trouve mon inspiration : Pinterest bien sûr, Behance, Dribble, Fonts in Use, Site Inspire, Design Seeds.

J’ai conscience que cet article n’est pas des plus faciles à  digérer. Je te rassure, le plus dur est maintenant derrière nous et nous sommes prêtes pour la prochaine étape : Plan de collection & Choix des Tissus !

C’est tout pour aujourd’hui mais la suite arrive très vite, abonne-toi à la newsletter pour ne rien rater et/ou suis nos aventures sur Instagram @shopelaia!
Elaïa’s Chief Executive Officers
Solen & Aurore

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